Initialement, je devais vous parler de mes projets à venir cette semaine. Mais un événement imprévu, survenu hier, m’a conduite à écrire cet article. Je dois vous parler de ce retour négatif, particulièrement violent envers ma personne plus qu’envers mon roman, que j’ai découvert dans mes mails.
Pour remettre les choses dans leur contexte, j’ai découvert hier que j’avais reçu plusieurs messages depuis la sortie du roman. Ils étaient arrivés dans la boîte mail de mon site internet sans jamais être redirigés vers ma boîte personnelle. Je n’avais donc aucune idée de leur existence et je suis navrée du délai de réponse, qui s’avère par conséquent extrêmement long.
Parmi ces messages se trouvaient des invitations à des salons (oups), des retours extrêmement enthousiastes auxquels j’ai répondu en m’excusant du retard (cœur sur vous), mais aussi ce retour particulier dont je souhaite vous parler aujourd’hui.
Dans son mail, une connaissance franchit clairement la frontière entre la critique de l’œuvre et celle de son autrice. Je suis assimilée à mes personnages et cette personne tente une psychanalyse sans m’avoir côtoyée plus de deux heures dans sa vie. Et c’est là que réside toute la dangerosité de ce retour.
Que l’on n’apprécie pas Gemmae, que l’on déteste ses personnages, leurs choix ou leur personnalité est une chose. Je vous rassure, je n’ai pas non plus confiance en Nerygan, Ewendyn m’exaspère, Zerynthia possède aussi sa part d’ombre, et Kelvin me touche profondément.
Que l’on s’attaque à moi à travers cette œuvre, à ma vision de la vie, que l’on m’accuse de déformer la perception de la sexualité des adolescentes qui liront Gemmae ou encore de partager publiquement ma manière de « régler mon Œdipe », en est une autre. Que l’on aille jusqu’à critiquer le nombre de femmes remerciées par rapport au nombre d’hommes en fin de roman relève, selon moi, de l’acharnement.
Malheureusement pour celles et ceux qui s’interrogent, il se trouve simplement que mon équipe éditoriale, extrêmement talentueuse, est composée à 90 % de femmes.
Sur mon blog littéraire La Tasse ébréchée, j’avais écrit il y a quelque temps une série d’articles sur la manière de rédiger un retour, et plus particulièrement sur la façon de partager un avis négatif. Je vous invite vivement à les lire si vous avez parfois du mal à exprimer votre opinion à propos d’un ouvrage, qu’il vous ait plu, laissé mitigé ou déplu.
Gemmae est un roman de fantasy qui n’a pas d’autre vocation que celle de vous faire voyager, de vous faire découvrir Naïel, cet univers qui hante mon imagination depuis une dizaine d’années. Mon objectif a toujours été de vous proposer une duologie de fantasy portée par des personnages imparfaits, loin d’être lissés. Je n’ai jamais cherché autre chose que ce partage-là.
Ce premier roman, dans son ensemble, est d’ailleurs loin d’être parfait. Il comporte sans aucun doute des problèmes de rythme, un manque de subtilité dans certains aspects de la construction des personnages ou encore quelques facilités scénaristiques. Mais le message principal que je souhaitais transmettre reste simple : l’évasion.
Pour finir, je dirais que c’est dans ces moments particuliers que l’on distingue l’autoédition, où l’on est seul, de l’édition indépendante. Toute mon équipe éditoriale, mes amies et mes amis se sont mobilisés depuis hier pour me redonner confiance, pour m’encourager à poursuivre l’aventure.
Si j’avais été seule, je ne me serais probablement pas penchée sur mes prochains projets aujourd’hui.
Merci, du fond du cœur.
