#31 Les petites astuces de gestion

S’engager dans l’édition indépendante signifie adopter un statut d’indépendant. Si, depuis début 2021, le statut d’artiste-auteur est accessible aux auteurs indépendants, je trouve personnellement que tout cela reste encore un sacré bazar. Du coup, je préfère conserver ma micro-entreprise pour le moment : pas de surprise ! (Je changerai peut-être d’avis lorsque mes cotisations doubleront l’an prochain… u_u)

Mais dans le terme « micro-entreprise », il y a aussi le mot « entreprise ». Et cela implique malgré tout une comptabilité, même simplifiée, la gestion des encaissements, des devis, ainsi qu’un compte bancaire dédié afin de bien visualiser l’ensemble de son activité.

Et c’est là que Lou, ma sauveuse, entre en jeu ! Grâce à elle, j’ai découvert de nombreuses astuces et de petits outils qui facilitent la gestion et le quotidien d’un indépendant. Certains d’entre vous les connaissent déjà ; pour les autres, je vous propose un tour d’horizon de ces applications et services qui me sauvent la vie.

« Vous prenez la carte bleue ? »

Évidemment ! Aujourd’hui, faire un salon du livre sans accepter les paiements par carte bancaire, c’est passer à côté d’une grande partie des ventes. Depuis quelques années, un petit boîtier s’est démocratisé et je dois reconnaître qu’il est extrêmement pratique.

SumUp, la société en question, propose des terminaux de paiement portables, sans abonnement mensuel (donc aucun problème si vous ne faites qu’un salon dans l’année), qui fonctionnent avec une application mobile et sont directement reliés à votre compte bancaire.

Quelques jours après l’encaissement, vous recevez le montant de la transaction, diminué des frais SumUp (1,75 % par transaction, ce qui reste raisonnable). Pour mon roman vendu 20 €, cela représente environ 0,35 € de frais. Vous recevez également un relevé ou une facture récapitulative en fin de mois.

Le seul inconvénient, selon moi, est que ces boîtiers sont désormais très répandus sur les salons. Si le réseau est saturé ou que la couverture mobile est mauvaise, les connexions entre le téléphone et le terminal peuvent parfois être lentes.

« Il me faudrait une facture, s’il vous plaît. »

Aucun problème ! Henrri est votre ami. Il s’agit d’un site internet dont l’inscription est entièrement gratuite et qui vous permet d’enregistrer vos clients, de créer vos articles, d’éditer vos devis puis de les transformer en factures, de référencer les paiements et de suivre l’évolution de vos encaissements.

Le tout en archivant vos documents de manière sécurisée et non modifiable, conformément aux obligations légales.

« Les comptes professionnels, ça coûte cher. »

D’une part, pour une micro-entreprise dont le chiffre d’affaires reste inférieur à certains seuils, vous n’êtes pas forcément tenu d’ouvrir un compte professionnel, ni même un compte bancaire dédié. Cependant, si vous souhaitez séparer votre comptabilité professionnelle de votre comptabilité personnelle, vous pouvez ouvrir un compte professionnel chez N26.

Il s’agit d’une banque en ligne. Cela implique certaines limites, notamment pour les dépôts de chèques ou d’espèces, selon votre situation. En revanche, l’ouverture du compte est simple et votre seule dépense peut être l’achat d’une carte bancaire physique pour la modique somme de 10 €.

C’est tout pour aujourd’hui ! Nous ne sommes pas à l’abri d’un autre article sur le sujet si d’autres astuces me viennent à l’esprit.

En parlant d’astuces, n’hésitez pas à suivre les comptes de Nathalie Bagadey et son #BagadeyTips sur les réseaux sociaux, ainsi que Portail de l’Autoédition, pour apprendre chaque jour davantage sur le sujet.

Et nous, on se retrouve la semaine prochaine pour… parler de mes prochains projets ?