#37 Deux ans après…

Deux ans après le dernier article, il s’en est passé des choses !

Il y a deux ans, je publiais les dates prévisionnelles de mes salons pour 2022, année qui devait accueillir la parution du tome 2 de Gemmae. Puis vous avez eu droit à une jolie disparition, quasi totale, qui a duré jusqu’à la fin de l’année 2023.

Où étais-je passée ?

Les abonnés d’Instagram l’ont appris à demi-mot : l’anxiété, ajoutée au surmenage et saupoudrée d’un métier alimentaire qui ne m’intéressait plus du tout, a conduit à un bel arrêt de travail de six mois, suivi de mon départ de mon ancien poste et d’une inscription à Pôle emploi.

Après un temps de repos bien plus court que ce que les médecins avaient préconisé, j’ai repris à plein temps mon rôle de cogérante de J.ROBIN Agency.

Et me revoilà, comme une fleur, en ce mois d’avril 2024, avec l’ambition de faire revivre ce site en attendant sa refonte. Son architecture ne me correspond plus aujourd’hui. Nous avons donné la priorité au site internet et aux réseaux sociaux de l’agence, mais mon univers d’autrice passera bientôt lui aussi par la case rénovation !

Alors, que vais-je publier ici ? À quelle fréquence ?

Eh bien, je partagerai mon quotidien d’autrice et d’entrepreneuse. Quant au rythme, nous verrons en fonction des plannings.

Je vise des articles peut-être moins travaillés sur le plan esthétique que ceux que j’ai pu vous proposer auparavant, davantage comme un journal de bord.

Allez, remontons au début du mois d’avril pour commencer !

Lundi 1er avril

Cette année, ce jour était férié puisqu’il s’agissait du week-end de Pâques. Pendant que mon associée était au Salon Fantastique, je me suis accordé une journée en famille : chasse aux œufs, détente et un peu de repos. Rien de bien passionnant !

Mardi 2 avril

Retour au travail !

Au programme : une livraison de stock en librairie, quelques factures à envoyer, de la création de contenu pour les réseaux sociaux de l’agence mais aussi pour mes propres réseaux d’autrice.

La majeure partie de la journée a cependant été consacrée à la mise en page d’un roman pour l’un de nos plus gros clients.

La journée s’est terminée bien tard avec une formation proposée par l’académie Les Mots Raturés : Développer sa marque personnelle d’auteur. De belles rencontres pendant cette masterclass qui m’a permis de recentrer ma ligne éditoriale personnelle et de mettre en application les conseils de l’intervenante. Cet article en est d’ailleurs l’une des conséquences !

Mercredi 3 avril

Journée consacrée à la mise en page et aux dossiers des salons.

C’est également le retour de Laurie, notre stagiaire, après ce long week-end. Nous faisons le point sur le nouveau site internet qu’elle a entièrement retravaillé et validons les derniers détails.

J’appelle ensuite mon frère pour résoudre un souci technique et, cette fois, c’est bon : le site est mis en ligne !

Au cours d’un aller-retour à la station-service pour faire le plein avant le week-end, ma voiture m’indique un problème de pression des pneus. J’en profite pour effectuer un contrôle général et passer la voiture, couverte de pollen et de sable, au lavage.

Elle est prête pour le départ !

Jeudi 4 avril

Dernière journée de travail devant mon ordinateur avant le départ prévu le lendemain matin pour l’incroyable salon Grésimaginaire.

J’organise les invitations des prochains salons, finalise une maquette et l’envoie au client.

En parallèle, je continue d’envoyer au comptable les justificatifs manquants dont il a besoin pour clôturer notre bilan 2023.

Vendredi 5 avril

Grosse journée !

Elle commence par un bon coup de ménage avant le départ, le chargement de la voiture (vive les listes !), la visite du propriétaire pour envisager quelques travaux, la réception in extremis d’un petit stock du tome 2 pour le week-end, puis les au revoir aux chats et à mon conjoint.

Je démarre ensuite la voiture, direction trois dernières courses à effectuer avant de prendre la route et… le voyant de pression des pneus se rallume.

Bon.

Je fais une croix sur le repas prévu avec mon associée à midi et je lui passe un coup de fil.

— « Hello Justine, ne m’attends pas pour manger, je dois passer au garage. »

Quelques courses plus tard, j’arrive au garage, où l’on m’annonce qu’il sera impossible de prendre ma voiture avant 17 h.

Tant pis. Je ne serai pas présente pour le montage du stand, mais je ne peux pas prendre la route avec une roue en perte de pression.

Je vide donc le coffre afin que le garagiste puisse accéder aux écrous antivol et à la roue de secours si nécessaire, puis je lui laisse les clés.

Mon conjoint vient me récupérer. Inutile de passer quatre heures au garage alors que nous habitons à cinq minutes en voiture.

Une fois rentrée à la maison, impossible de faire quoi que ce soit.

Ce contretemps me travaille bien plus qu’il ne le devrait. Après tout, il ne s’agit que d’une crevaison lente. Cela se répare très bien et la situation aurait pu être bien pire — par exemple si j’avais quand même pris la route.

Mon conjoint tente de me secouer un peu, mais je ne suis bonne à rien : ni à faire la sieste, ni à écrire, ni à me remettre au travail.

Après deux heures passées à faire défiler mon téléphone sur le canapé, je décide enfin de reprendre mon book nook.

Quelques collages plus tard — et quelques bêtises de Tarsal au passage — le garage m’envoie un SMS :

Ma voiture est prête !

Il est 16 h. C’est même en avance.

Je vais pouvoir partir.

Mon conjoint me ramène au garage (cœur sur lui pour avoir géré tout ça) et attend que je lui donne le feu vert.

Le porte-monnaie allégé de 35 € (on a vu des imprévus bien plus coûteux), je peux enfin prendre la route comme si de rien n’était, avec seulement cinq heures de retard sur le programme. Cette fois, c’est parti pour 2 h 45 de trajet !

À peine entrée sur l’autoroute, une immense fatigue s’abat sur moi. Et c’est seulement à ce moment-là que je réalise que ma « flemme » du début d’après-midi était en réalité… une crise d’angoisse face à ce tout petit imprévu pourtant sans gravité.

La preuve : la pente est encore longue à remonter. Alors ne culpabilisez pas si vous êtes toujours sujets aux crises ou à la fatigue plusieurs mois après. La guérison n’est pas une ligne droite.

Samedi 6 avril et dimanche 7 avril

Bien arrivées la veille, nous nous levons un peu plus tôt afin d’installer les derniers stocks qui n’avaient pas encore trouvé leur place.

À 10 h tapantes, le salon ouvre ses portes et les premiers visiteurs arrivent.

Merci infiniment pour tous vos retours. Merci à celles et ceux qui ont découvert la saga, à ceux qui sont revenus chercher le tome 2, à ceux qui m’ont complimentée sur mon travail.

Merci aux copains pour ce week-end dans son ensemble.

Merci aux auteurs invités pour leur gentillesse, leurs dédicaces et tous les bons moments partagés autour des repas.

Grésimaginaire est un petit salon hors du temps, de ceux que l’on garde précieusement dans sa mémoire.

Ces deux jours, passés beaucoup trop vite, se concluent par un retour sans encombre et une bonne nuit de sommeil avant d’attaquer la semaine suivante !

Et regardez donc la superbe dédicace de Dracochat dans mon exemplaire de Magie d’ombre et d’éther !

Le bilan de cette semaine ?

J’aime mon travail, mon quotidien, et les week-ends de salon me sont vraiment précieux.

J’aime un peu moins les imprévus, mais ça, je le savais déjà. Reste maintenant à apprendre à mieux les appréhender !

On se retrouve bientôt avec, pourquoi pas, l’envers du décor d’un petit salon ?