Il y a quelques jours, je suis rentrée d’Épinal, où s’est déroulée, du 14 au 17 octobre, la 20e édition du festival des Imaginales, le plus grand salon de l’imaginaire en France.
Je l’avais déjà fait deux fois en tant que visiteuse et accompagnatrice sur le stand d’Ielenna. Cette fois, j’ai eu l’honneur de partager le stand avec elle en tant qu’autrice.
C’était ainsi mon premier salon entièrement en indépendante.
Je suis contente d’avoir tenté l’expérience cette année, même si je ne sais pas encore si je réitérerai l’expérience en mai. Cela dépendra de plusieurs facteurs que je compte faire remonter à l’organisation.
Vous l’aurez compris, c’était un super week-end, assombri par quelques points que je vais détailler ici.
Ce qui ne m’a pas convaincue sur le festival
L’organisation
En quatre jours de festival, nous n’avons pu parler à aucun organisateur. Les informations ne redescendaient pas jusqu’aux bénévoles.
Le premier jour, il nous manquait une table. Nous avons fini par en prendre une sur un tas qui traînait au détour d’une allée puisqu’il n’y avait personne pour nous indiquer où se trouvaient les réserves. Nous avons également dû trouver notre stand par nous-mêmes.
Les « toilettes » à disposition des exposants étaient en fait les mêmes que celles des visiteurs : des toilettes sèches qui n’étaient pas réapprovisionnées au cours du festival (en sciure, en papier toilette, etc.). Elles étaient situées en bord de route et aucun point d’eau n’était mis à disposition. Les organisateurs ont consenti, le troisième jour, à donner accès aux toilettes de la Maison romaine.
Le festival se déroulait en extérieur. En automne. Dans les Vosges. Nous le savions : nous n’allions pas avoir chaud. Mais qu’en était-il de la soufflerie située juste derrière notre stand, destinée à surchauffer la bulle du jeu et celles des invités ? Ou encore de la fuite de fioul devant les stands des copains, épongée avec de la paille ? Je ne suis pas certaine que le bilan écologique soit satisfaisant.
L’emplacement
Le circuit était très étendu et nous étions à l’opposé de la majorité des têtes d’affiche. Ainsi, les visiteurs se sont faits très rares pendant trois jours sur quatre. Je comprends que les commerçants du centre-ville soient favorables à cette disposition, mais le parc du Cours reste, à mon sens, plus intéressant et plus agréable pour les exposants. À voir ce qu’il en sera pour la prochaine édition.
De plus, le parcours était très mal indiqué une fois sur place. Nos accompagnants ont passé leur temps à rediriger les visiteurs perdus.
La conférence sur l’autoédition
La seule conférence à laquelle j’ai assisté portait sur l’autoédition. Malheureusement, elle se tenait à l’opposé du coin des indépendants, pourtant directement concernés par le sujet, et l’animateur n’a pas su recadrer correctement les nombreuses digressions des invités.
Ces interventions étaient pourtant très intéressantes — les invités étaient passionnants, cela dit. J’ai particulièrement apprécié les prises de parole de Betty Piccioli et Nathalie Bagadey. Mais pour la première fois, une conférence mettant en avant de manière positive l’édition indépendante figurait au programme d’un festival de grande envergure, et je trouve dommage qu’une grande partie du temps ait été consacrée au contrat d’édition.
Il y avait tellement de belles choses à dire sur le sujet !
Bien heureusement, d’autres aspects, beaucoup plus prometteurs, compensent tout cela.
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Les copains ! Retrouver les copains, les salons et le public est un véritable plaisir. Pouvoir prendre le temps de discuter, d’aller boire un verre m’a ressourcée. Je suis motivée comme jamais à vous proposer un tome 2 aux petits oignons !
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Les rencontres. Nos voisins de stand, les Éditions Luciférines et Hoshi Moggu, étaient adorables et nous avons bien rigolé. Le retour avec Coline Dumas annonce une table ronde très intéressante le 30 octobre à l’Arbre-Monde.
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Les lecteurs, qu’ils nous découvrent, viennent nous voir ou reviennent spécialement pour nous rencontrer. Les blogueurs et futurs auteurs indépendants avec qui les conversations ont été passionnantes. De nombreux exemplaires de Gemmae ont trouvé un nouveau foyer, et ils y seront certainement mieux qu’enfermés dans mes cartons de stock !
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Le bilan financier, mine de rien, est positif. C’est toujours un risque à prendre, mais malgré la faible fréquentation, vous avez été au rendez-vous. Merci.
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Quelques points d’organisation, comme les bracelets sanitaires facilitant l’accès aux bulles et au Magic Mirror, ou encore les partenaires du salon, adorables, chez qui nous avons pu déguster d’excellents croque-monsieur et gaufres (Sisters of the Moon).
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Le temps ! Malgré des températures très basses, le soleil a été au rendez-vous. Au lieu de nous emmitoufler dans nos grosses vestes, nous avons pu sortir nos plus belles tenues d’automne !
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Le bilan humain, de manière générale, est fabuleux. Les auteurs en dédicace ont tous été adorables. J’ai pu discuter plusieurs minutes avec Samantha Shannon, David Bry, Lucie Castel, ainsi qu’avec chaque auteur m’ayant laissé un petit mot dans les romans achetés. De nouveaux contacts ont été noués et je vais m’impliquer au maximum pour les transformer en bonnes nouvelles dans les mois à venir.
Vous l’aurez compris, je préfère retenir le positif de ce salon. Les moments de rire et d’échange ont été nombreux, et je les garde précieusement dans ma boîte à souvenirs.
Néanmoins, je ne peux pas affirmer aujourd’hui que je renverrai ma candidature pour mai 2022. J’attends d’abord un retour de la part des organisateurs concernant les différents couacs évoqués plus haut.
N’hésitez pas à poser toutes vos questions en commentaire ! Je vous ferai un bilan plus précis des stocks et des ventes en fin d’année, une fois le quatrième trimestre clôturé.
Et bien sûr, je vous donne rendez-vous très prochainement sur d’autres festivals dans le sud de la France et en Belgique !
